Des films sur la Palestine pour mieux comprendre le conflit

par | Juin 7, 2021 | Culture, Education

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Le « conflit israĂ©lo-palestinien », c’est trop compliquĂ©, on n’y comprend rien, etc, etc. J’entends que c’est politique, religieux, que c’est trop difficile Ă  comprendre. Pourtant, il n’en est rien. Je me devais de vous partager des ressources fiables pour se renseigner sur l’histoire de la Palestine. DĂ©couvre dans cet article quelques films pour en savoir plus.

1- SĂ©lection de films pour la Palestine

Voici quelques films que j’ai vus sur la question palestinienne et qui sont disponibles en langue française. Clique sur l’affiche du documentaire qui t’intĂ©resse pour accĂ©der Ă  sa page.

Et rendez-vous Ă  la partie 2 de cet article pour lire la description de chaque film !

2- Description des films de la liste

Tu as le rĂ©capitulatif des films recommandĂ©s en dĂ©but d’article. Pour faire ta sĂ©lection, laisse moi te prĂ©senter chaque film et ce que tu y trouveras.

1- Valise avec Bachir (2008) d’Ari Folman

Valse avec Bachir est un mélange détonant entre dessin animé, enquête documentaire, journal intime et chronique de guerre.

Ce rĂ©cit inaugural par la manière dont il mĂ©nage la sensation brute de l’effroi et l’Ă©panchement de la parole dĂ©finit le projet narratif et esthĂ©tique du film. Il enclenche par la mĂŞme occasion le rĂ©cit, en suscitant chez cet ami cinĂ©aste, alter ego animĂ© d’Ari Folman, la prise de conscience de cette pĂ©riode pour laquelle il ne possède plus aucun souvenir. Il faisait pourtant partie de la troupe qui encerclait les camps palestiniens de Sabra et Chatila, oĂą des centaines de rĂ©fugiĂ©s palestiniens de tous les âges subirent un massacre d’une sauvagerie extrĂŞme par des phalangistes libanais chrĂ©tiens sous la protection des soldats israĂ©liens. C’Ă©tait en 1982 et les responsables de ces crimes innommables sont jusqu’Ă  aujourd’hui impunis.

La richesse de Valse avec Bachir tient Ă  la singularitĂ© de sa fabrication, Ă  sa dĂ©nonciation par l’absurde de la guerre ou au phĂ©nomène de catharsis artistique qu’il met en oeuvre.

2- Samouni Road (2018) de Stefano Savona

Dans la pĂ©riphĂ©rie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprĂŞte Ă  cĂ©lĂ©brer un mariage. C’est la première fĂŞte depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers. Le quartier oĂą ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe Ă  ces jeunes survivants: reconstruire leur propre mĂ©moire. Au fil de leurs souvenirs, «Samouni Road» dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’Ă©vĂ©nement qui a changĂ© leur vie Ă  jamais.

3- Le cadeau (2020) de Farah Nabulsi

À l’occasion de l’anniversaire de leur mariage, un père, magistralement interprété par Saleh Bakri, promet à sa femme de lui offrir un réfrigérateur. C’est donc en compagnie de sa fille qu’il se rend en Cisjordanie pour acheter le cadeau espéré. C’est sans compter les embûches, les routes coupées, les moqueries des soldats aux barrages qui transforment cette sortie en une longue traversée semée d’humiliations que ce père doit subir tout en gardant le silence et en baissant la tête devant sa fille. Dans le regard de la petite fille se lit d’ailleurs l’amour qu’elle porte à son père et la douleur de le voir ainsi courber l’échine. Ce « Golgotha » est vécu une centaine de fois par les Palestiniens qui ont à traverser tous les jours les frontières érigées sur leur propre sol.

Pour le regarder sur Netflix depuis la France, je recommande d’utiliser un VPN d’un autre pays (UAE par exemple) avant de cliquer sur le lien que j’ai mis sous l’affiche.

4- Les citronniers (2008) d’Eran Riklis

Salma vit dans un petit village palestinien de Cisjordanie situĂ© sur la Ligne verte qui sĂ©pare IsraĂ«l des territoires occupĂ©s. Sa plantation de citronniers est considĂ©rĂ©e comme une menace pour la sĂ©curitĂ© de son nouveau voisin, le ministre israĂ©lien de la DĂ©fense. Il ordonne Ă  Salma de raser les arbres sous prĂ©texte que des terroristes pourraient s’y cacher. Salma est bien dĂ©cidĂ©e Ă  sauver coĂ»te que coĂ»te ses magnifiques citronniers. Quitte Ă  aller devant la Cour SuprĂŞme afin d’y affronter les redoutables avocats de l’armĂ©e soutenus par le gouvernement.
Mais une veuve palestinienne n’est pas libre de ses actes surtout lorsqu’une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratĂ©gique majeur. Salma va trouver une alliĂ©e inattendue en la personne de Mira l’Ă©pouse du ministre. Entre les deux femmes s’Ă©tablit une complicitĂ© qui va bien au-delĂ  du conflit israĂ©lo-palestinien.

5- Le cochon de Gaza (2011) de Sylvain Estibal

De toutes les propositions de film, celui-lĂ  est le  seul lĂ©ger, rĂ©alisĂ© dans un ton de comĂ©die. J’ai pensĂ© vous le partager Ă©galement pour mieux comprendre la rĂ©alitĂ© du terrain de la vie des Palestiniens de manière moins lourde Ă©motionnellement, Ă  travers ce scĂ©nario louffoque et improbable qui fait de l’absurde le coeur de son spectacle.

 

Après une tempĂŞte, Jafaar, un pĂŞcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon vietnamien tombĂ© d’un cargo. TiraillĂ© entre sa foi musulmane, son envie d’amĂ©liorer la vie de son Ă©pouse, payer ses dettes et la rĂ©alitĂ© du conflit, Jaafar dĂ©cide d’entreprendre avec son cochon un commerce des plus insolites avec une jeune colon russo-israĂ©lienne, Yelena.

6- Inch’Allah (2012) d’AnaĂŻs Barbeau-Lavalette

Dans un camp de rĂ©fugiĂ©s palestiniens en Cisjordanie, ChloĂ©, jeune sage femme quĂ©bĂ©coise accompagne les femmes enceintes. Entre les checkpoints et le mur de sĂ©paration, ChloĂ© rencontre la guerre et ceux qui la portent de chaque cĂ´tĂ© : Rand, une patiente avec qui elle va rapidement se lier d’amitiĂ© et Ava, jeune militaire, voisine de palier en IsarĂ«l. A leur contact, ChloĂ© va progressivement remettre ses repères en question. Certains voyages font voler en Ă©clats toutes certitudes. Pour ChloĂ©, Inch’Allah est de ces voyages-lĂ .

7- Wardi (2019) de Mats Grorud

Wardi, une jeune Palestinienne de onze ans, vit avec toute sa famille dans le camp de réfugiés où elle est née. Sidi, son arrière-grand-père adoré, fut l’un des premiers à s’y installer après avoir été chassé de son village en 1948. Le jour où Sidi lui confie la clé de son ancienne maison en Galilée, Wardi craint qu’il ait perdu l’espoir d’y retourner un jour. Mais comment chaque membre de la famille peut-il aider à sa façon la petite fille à renouer avec cet espoir ?

 

Pour en savoir plus sur ce film d’animation très touchant, voici une interview du rĂ©alisateur.

Je m’arrĂŞte lĂ  pour les films. J’espère que cet article t’a plu et t’a Ă©tĂ© utile. N’hĂ©site pas Ă  le partager pour contribuer Ă  faire entendre les voix palestiniennes dont l’histoire ne devrait laisser indiffĂ©rente aucune âme dont le coeur est encore vivant.

Et dis-moi en commentaire, lequel de ces films comptes-tu visionner ?

A bientĂ´t inchaAllah,

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